Project Description

Mission humanitaire au Togo, à Lomé

TOGO 1Samedi 2 Mars, 8h du matin, notre bande de joyeux lurons se retrouve au complet à l’aéroport de Bruxelles. Nous y retrouvons Thierry Charles et Khama, deux des trois membres fondateurs de l’EODEC, afin de faire connaissance et d’en apprendre un peu plus sur la semaine à venir.
C’est ainsi que nous décollons tous les sept pour Lomé, capitale du Togo, en compagnie de Khama et de sa nièce. Après plusieurs heures de vol et une escale au Ghana, nous voilà arrivés. L’air est chaud et moite, des sourires illuminent les visages des togolais : le dépaysement est immédiat. Angelo et Afi sont venus nous chercher pour nous emmener au dispensaire. Notre premier trajet en voiture sera représentatif de l’ambiance de la ville : les rues grouillent de vie, le klaxon y est roi et semble à lui seul imposer les règles. L’air est poussiéreux et le sol moucheté de détritus. Des camionnettes et mobilettes font irruption de tous côtés, parmi les locaux qui pour certains contemplent le folklore local assis sur le bord de la route, tandis que d’autres passent, plus affairés, un paquet majestueusement posé sur le dessus de leur tête.
Au bout d’une heure de route environ, nous arrivons au dispensaire EODEC, que l’on pourrait, selon la coutume locale, localiser au niveau de la 3e rue à droite, après avoir tourné 2 fois à gauche derrière le manguier, en face du bassin de récolte d’eau de pluie. C’est dans ce beau bâtiment rouge brique qui dispose de tout le nécessaire, que nous logerons durant notre séjour. Au rez-de-chaussée de celui-ci se trouve la salle de soin avec 3 fauteuils dentaires.

Le réveil du dimanche matin est matinal, mais vivre avec le soleil est ici assez naturel et nous souhaitons nous imprégner au maximum du pays avant la semaine de travail qui nous attend. Nous parcourons les quelques 50 km qui séparent la frontière du Ghana de celle du Bénin, faisons une halte par la mer pour une courte baignade, déjeunons sur la plage : notre grande tablée partage du poisson grillé accompagné d’attiéké (couscous de manioc) et d’aloko (bananes plantins cuites), un vrai délice ; nous découvrirons cependant assez rapidement que nous avons peut-être été quelque peu trop confiants sur notre acclimatation à la nourriture locale… Cette journée nous aura permis d’avoir une certaine vue d’ensemble de la ville et de l’ambiance qui y règne.
Puis ça y est, la semaine commence et nous nous attelons rapidement à ce pour quoi nous sommes venus. Durant cette semaine, nous nous divisons en trois groupes : tandis ce que certains d’entre nous vont dans les écoles dépister les enfants, les autres s’occupent de ceux qui ont été amenés au dispensaire afin d’y être soignés. En parallèle de cela, le reste de notre équipe se rend au camion itinérant posté à plusieurs km du dispensaire, lequel est à la disposition des populations locales, majoritairement des adultes. Le dispensaire dispose de tout le matériel nécessaire à la réalisation de soins de qualité, tandis ce qu’au camion, les conditions sont plus précaires et certainement plus proches de ce que l’on peut imaginer lorsque l’on parle de « voyage humanitaire ». Les enfants sont dans l’ensemble extrêmement courageux, bien qu’il s’agisse, pour la plupart d’entre eux, de leur première expérience chez le dentiste. L’organisation étant ainsi faite, une certaine continuité des soins est assurée d’environ Octobre à Avril, par le roulement des différentes équipes de soignants.
Je pense qu’en amont du voyage nous nous attendions à être chamboulés par la situation sociale des togolais ou à leurs conditions de vie. Mais à l’issue de notre courte expérience, bien que le pays soit globalement pauvre, le sentiment que nous conservons est celui d’une population homogène et joyeuse, vivant dans une admirable simplicité et qui n’a ainsi probablement rien à envier à notre culture occidentale. Au Togo, le temps s’écoule à une toute autre allure et les évènements de la vie sont perçus sous un spectre diamétralement opposé au nôtre.
Enfin, nous avons le sentiment d’avoir bel et bien amené de la main d’œuvre, ce qui était notre souhait initial, et nous pensons que les conditions de travail sur place permettent de considérer que les soins réalisés perdureront raisonnablement dans le temps. Cette semaine fut pour nous extrêmement enrichissante et la simplicité des choses vécues sur place nous aura revigoré individuellement mais aura également renforcé nos liens d’amitié.
Nous savons que jusqu’au prochain voyage qui, sans nul doute, prendra forme l’année prochaine, nous devons tâcher de conserver le souvenir de son essence, tant notre quotidien a tendance à nous faire perdre de vue les valeurs auxquelles nous devrions accorder plus d’importance.

France, Romane, John, Cédric, Manon, Brieuc, Anoushka.

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